Médiation culturelle

APPROCHE ÉDUCATIVE

La marche du crabe amalgame divers médiums artistiques physiques dans ses projets de création et de médiation. Les codirecteurs et animateurs Sandy Bessette et Simon Fournier pratiquent la danse, le théâtre et l’acrobatie. Les spectacles de La marche du crabe s’adressent à différents publics, de la petite enfance  au jeune public, en passant par les amateurs d’art et les passants dans les ruelles. De ce fait, chaque proposition d’atelier de médiation vise des participants spécifiques et portent des objectifs artistiques et éducatifs propres à chacun.

L’équipe de médiateurs établit d’abord un vocabulaire commun avec les participants autour de la proposition artistique. Ce premier abord leur permet de démystifier la proposition et de se l’approprier. Le corps en mouvement est ensuite rapidement impliqué dans des exercices ludiques et simples reliés au vocabulaire commun établi. De cette façon, l’appréhension de la danse, du jeu théâtral ou de l’acrobatie disparait pour laisser place à la curiosité du prochain jeu. La marche du crabe préconise la créativité des participants et s’assure d’impliquer chacun d’entre eux en respectant leurs capacités respectives.

Au fur et à mesure que l’expérience se développe dans le projet de médiation, le travail de précision  des détails, des enjeux et des directions s’approfondit, pour amener les participants à se dépasser et toucher à la virtuosité des médiums artistiques proposés.

 

Jeux et imaginaire (inspiré du projet de création pour les 3 ans et plus Remous remis)

Les participants apprennent à transformer des objets du quotidien avec leur imaginaire, intègrent les éléments de travail relationnel et de partenaire propres à la danse et au cirque, puis incarnent différents personnages humains et animaux. Ils développent un vocabulaire commun autour de leurs imaginaires créatifs et incarnent leurs propositions grâce au mouvement et à la voix. Ils développent également des liens de confiance en eux et entre eux dans le travail de partenaire et dans les jeux théâtraux.

 

Paysages de corps (inspiré du projet de création pour les tout-petits dès 18 mois  De doigts et de pied)

Les participants exploitent leurs cinq sens autour de différents paysages dans le monde. Des images représentant des montagnes, mers, dunes de sable, forêts, glaciers, villes… sont associées à différentes matières, odeurs, sons et goûts qu’ils touchent, sentent, entendent et savourent. Ils mettent ensuite en mouvements ces paysages avec leurs corps par des postures et des chorégraphies simples. Ils développent ainsi un rapport conscient à leurs cinq sens, puis conscientisent leurs corps lorsqu’ils incarnent physiquement ces lieux.

 

Des lettres au son (inspiré du projet de création pour nourrissons de 0 à 2 ans Le Mobile)

Les parents, accompagnés de leurs nourrissons, sont guidés dans un réchauffement vocal en relation avec leur tout-petit. Sur le dos, à quatre pattes et en mouvements, ils traversent les voyelles et consonnes pour ensuite lire un livre pour enfant et le transformer en chœur tantôt en berceuse, tantôt en comptine rythmée.

 

Les Explositions

Les pârticipants s’inspirent d’œuvres plastiques pour créer des improvisations structurées en danse. Ils apprennent à observer, identifier et qualifier une œuvre plastique, établissant en groupe un vocabulaire commun autour de l’œuvre à partir de laquelle ils structurent une séquence d’improvisation. Ils développent ensuite une gestuelle pour donner corps à leur interprétation de l’œuvre. L’exercice se fait dans un premier temps avec l’ensemble des participants puis en sous-groupes. Les participants découvrent donc différentes propositions artistiques et médiums d’art visuel, développent un vocabulaire pour exprimer leur esprit critique et usent de collaboration pour structurer leurs idées et leurs mouvements.

 

On a besoin d’un fantôme

Un des treize rôles de la pièce On a besoin d’un fantôme d’Hanus Hachenburg est d’abord attribué à chaque participants. Après une première lecture, ils font une analyse littéraire et artistique de la pièce, puis une relecture.  Les participants apprennent leur rôle par cœur avant de faire un travail de physicalité et de mise en scène dans un deuxième atelier. Les scènes travaillées sont ensuite présentées devant les autres groupes. Dans un ultime atelier, la lecture de la préface de Goerge Brady et une analyse socio-historique permet de situer cette œuvre de la deuxième guerre mondiale dans son contexte, amenant une réflexion sur le théâtre comme outil d’expression et de résilience.

 

Publicités